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Pour son deuxième
film, Les amours d’une blonde,
Milos Forman filme une petite ville de sa
Tchécoclovaquie natale, où
la population se divise curieusement entre
deux milles jeunes filles, et deux cents
hommes ! Les autorités locales décident
de faire venir une compagnie de réservistes
pour pallier à ce problème
! Un grand bal est alors organisé
pour créer de nouveaux couples. Andula,
une jeune ouvrière, tombe amoureuse
d’un des musiciens de l’orchestre,
et le suit à Prague sur un coup de
tête. Une fois sur place, son amant
ne se révèle pas être
aussi parfait qu’elle le pensait.
C’est avec toutes ses illusions perdues
qu’elle décide de retourner
dans sa province, bien décidée
à mettre à profit ce qu’elle
a appris de la vie durant son bref séjour
dans une grande ville…
C’est grâce au succès
immédiat et dans toute l’Europe
de ce film, que le réalisateur a
pu débuter sa carrière américaine.
Milos Forman manifestait déjà
l’impertinence qu’on lui connaît,
usant de son humour sarcastique et de son
amour pour les personnages fragiles et naïfs.
Forman a cette aptitude a installer de simples
mortels dans un monde d’une pureté
transparente, en montrant également
la tristesse de la faiblesse humaine…
Un film poétique, à la portée
de tous publics, sur la jeunesse tchèque
des années 60, sur l’amour,
la liberté… Un film qui n’a
pas pris une ride.
A signaler également, la
sortie DVD de Au feu les pompiers
(troisième film de Milos Forman,
tout aussi magnifique...)
Julie Chamard
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