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Prenant pour toile de fond le Paris
de mai 1968, le nouveau film de Bernardo
Bertolucci se veut avant tout un hommage
au cinéma et à ces passionnés
que sont les cinéphiles. Nourris
par les films projetés à la
Cinémathèque française,
véritable mémoire du septième
art selon le voeu de son créateur
Henri Langlois, ils ont été
parmi les premiers à connaître
l'atmosphère de lutte qui devait
caractériser à jamais le printemps,
cette année-là.
A travers les figures de trois d'entre eux,
interprétés à l'écran
par Eva Green, Louis Garrel et Michael Pitt,
le réalisateur italien nous plonge
dans un bain de sensualité et d'érotisme
qui n'est pas sans rappeler un autre de
ses films, tourné il y a trente ans
dans la capitale : Dernier tango à
Paris.
Fabien Spillmann
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