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Dans son nouveau film, le cinéaste
canadien Guy Maddin revisite la figure de
Dracula, le vampire imaginé par le
romancier Bram Stoker en 1897. Mais comme
à son habitude, il le fait à
sa manière : en filmant en noir et
blanc le ballet du chorégraphe Mark
Godden sur une musique de Gustav Malher.
Il peut ainsi s'écarter des précédentes
adaptations cinématographiques de
Dracula dont une seule trouve grâce
à ses yeux, celle de Dreyer.
Réalisateur de quatre films à
la diffusion confidentielle, Guy Maddin
se refuse ici encore à renoncer à
l'étrangeté et aux exigences
qui caractérisent l'ensemble de son
travail. Pour son Dracula, il n'a
pas hésité à tourner
en super 8 avant de presque tout retoucher
en numérique. Ce qui lui fait dire
avec amusement qu'il a réalisé
" le film en super 8 le plus cher de
l'histoire cinéma ".
Fabien Spillmann |