Une
belle italienne au regard ravageur, une voiture
rutilante, de beaux costumes sur mesure, une
musique techno minimaliste, donnent le ton
de l’atmosphère insolite qui
se dégage des Conséquences
de l’amour.
Titta di Girolamo est un cinquantenaire mystérieux
et solitaire, « enfermé »
dans une chambre d’hôtel de la
Suisse italienne, depuis huit ans. Comment
en est-il arrivé là ? Pourquoi
se cache t-il ? et de qui ? Entre quelques
conversations avec une ex-femme qu’il
a dû abandonner et une serveuse envoûtante
qui recherche sa compagnie, Titta se livre
peu à peu sur son passé qui
le rattrape et sur ses relations douteuses
avec la mafia. Il n’a cependant qu’un
projet pour le futur qu’il écrit
inlassablement sur un bloc-note: ne pas sous-estimer
les conséquences de l’amour…
Le second long métrage de Paolo
Sorrentino tend vers un esthétisme
plutôt froid, pour ne pas dire glacial.
Chaque plan du film respire le magazine
de mode ou de design haut de gamme. Les
films à l’italienne, où
tout le monde parle fort et en même
temps, vont prendre quelques rides…
C’est la nouvelle vague italienne,
plus silencieuse et plus réservée
mais tout aussi captivante...
Julie Chamard
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