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Deux stars (presque) planétaires,
deux icônes de la beauté, deux
acteurs charismatiques réunis dans
un film d'action, et leur histoire personnelle
sur-médiatisée venant se greffer
dessus (la meilleure publicité sans
aucun doute...), on a (presque) naturellement
envie d'aller voir ce film...
Si on fait abstraction, (soyons indulgents,
c'est l'été...) du manque
évident de consistance du scénario,
et si on passe sur la prévisibilité
désespérante de sa trame et
le ton "pseudo cool", on peut
effectivement s'incliner devant, l'éléctricité
sexuelle, que dégage Angelina Jolie
et Brad Pitt et sur leur connivence explosive
... Mais leurs "préliminaires"
durent tout de même deux heures ...
Deux heures d'eternelles cascades et de
sempiternelles explosions et de diverses
situations toutes plus irréelles
les unes que les autres... Parce que Mr
et Mrs Smith sont agents secrets... Mais
ils ignorent chacun les activités
de l'autre... Dans leur vie conjugale, ils
ne se parlent plus et ne se touchent plus...
C'est encore cette première partie
la plus "drôle" du film.
Cette satire de leurs vies de "banlieusards
pavillonaires" est assez plaisante
(bien qu'assez facile...) mais retombe très
vite, lorsque la scène de ménage
vire à la guerre mondiale très
"hollywoodienne"... Alors une
fois de plus, on est quand même un
peu mal à l'aise de savoir que l'on
a dépensé autant d'argent
juste pour nous montrer que Brad Pitt et
Angelina Jolie "s'entendent" très
bien...
Le thème des "scènes
conjugales" est bien sûr un thème
d'anthologie ! On se souvient d'Indiscrétions
de Cukor avec Cary Grant et Katharine Hepburn,
de Scènes de la vie conjugale,
d'Ingmar Bergman, avec liv Ullmann et Erland
Josephson... On se souvient même de
La guerre des Rose de Danny DeVito
avec Kathleen Turner et Mickael Douglas
(parce qu'en plus d'être drôle,
le film offrait une certaine subtilité...)
Alors on préfèrera certainement
se souvenir du film d'Hitchcok Mr and
Mrs Smith, qui n'a bien entendu rien
à voir avec celui de Doug Liman,
mais qui a le même titre, et dire
que, bien entendu c'est celui-ci qu'on a
vu, pas l'autre...
Julie Chamard
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