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On peut déjà
remercier Tim Burton de nous offrir deux
films dans la même année...
A croire que les génies
ne se reposent que très rarement...
Après l'excellent Charlie et
la chocolaterie, le cinéaste
revient avec Les Noces funèbres,
un film parfait...
Victor, (Johnny Depp) est le fils d'une
famille de nouveaux riches, d'une vulgarité
sans précédent et prête
à tout pour appartenir à la
haute société locale... De
l'autre côté, la famille Everglot
a de la classe à revendre, un titre
aristocratique, mais plus un sou... C'est
ainsi que les deux familles décident,
d'unir Victor, à la fille Everglot,
Victoria (Emily Watson)... Un mariage arrangé,
qui tourne mal le jour des répétitions,
où le timide Victor se conduit de
façon maladroite... Honteux, il part
se cacher dans la forêt. Une fois
seul, il n'a pas de mal à prononcer
ses vœux et dépose même
son alliance sur la racine d'un arbre...
C'est alors que la terre se fend et que
se dresse devant lui le corps décomposé,
mais magnifique, d'une femme vêtue
d'une robe nuptiale en haillons. Victor
vient, à son insu, d'épouser…
la "Mariée Morte" (Helena
Bonham Carter). Bien décidée
à le garder, elle l'entraîne
aussitôt dans son domaine réservé
, le mystérieux pays des morts où
la vie est nettement plus festive et excitante
!
Reprenant le même principe visuel
que pour L'étrange Noël
de Monsieur Jack, et, dans un sens,
la même thématique, Tim Burton
nous offre un pur moment de plaisir, inspiré
d'une légende russe, à la
fois particulièrement touchant et
toujours amusant... Il a délaissé
les images 3D pour revenir au temps des
marionnettes et des jouets animés,
pour un résultat bien plus réaliste.
On oscille toujours entre magie, folie et
poésie, la marque de fabrique de
Burton, celle qui nous ferait croire à
l'incroyable... Comme toujours, il y a une
pléiade de personnages délurés,
déformés et débridés
auxquels on s'attache très rapidement...
Notamment, au "chien mort" dont
on ne voit que le squelette qui se trémousse.
(Le film est d'ailleurs dédié
aux chiens qui ont tenu compagnie au réalisateur
et qui sont malheureusement morts trop tôt...)
Le monde des vivants ressemble à
un endroit mort, et inversement... Le monde
des morts est colorisé, bohème,
alcoolisé et fêtard... Celui
des vivants est redoutablement gris et austère...
De quoi nous offrir une autre idée
de "l'autre monde" et le profond
désir que tout cela soit vrai !!
Julie Chamard
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