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Du « Kelly »
au « Birkin », c’est l’accessoire
féminin par excellence… Entrer
dans la saga du sac, voilà ce que
nous propose le Musée de la Mode
et du Textile, en partenariat avec la Maison
Hermès.
Le sac du chasseur Dogon y côtoie
celui de la sorcière papoue ; Les
Furoshiki du Japon, la mallette du médecin
de campagne, et le sac de marin ou de chaman
voisinent avec les premières bourses
du Moyen-Age… Au cours de cette exposition,
quasi-ethnographique, le visiteur évolue
dans la pénombre à la découverte
des sacs les plus improbables. L’exposition
observe une thématique qui renonce
au cheminement chronologique classique,
au profit d’une hiérarchie
des genres et des fonctions plus exhaustive.
On y apprend que la première besace
date de plus de cinq mille ans, et a été
inventée par l’homme sédentaire,
mû par la nécessité
vitale de garder les mains libres lors de
ses déplacements. C’est sous
l’Empire romain que le sac deviendra
éminemment féminin. Dès
lors, il constituera le meilleur allié
de l’élégance féminine.
Amélie Taillandier
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