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Dans un parcours thématique,
allant de la double influence chinoise et
japonaise à la peinture de paysage,
et chronologique, du XIVè au XXè
siècle, cette exposition nous entraîne
dans l’univers de l’art de la
lettre en Corée. A travers des collections
privées largement inconnues du grand
public, le Musée Guimet souhaite
ainsi montrer la richesse de la tradition
picturale sous la période Choson.
A la fois art de la couleur aux dimensions
oniriques et art de cour influencé
par la philosophie confucéenne, l’art
de la lettre rejoint celui de la peinture
et de la poésie. Les quatre plantes
nobles (prunier, orchidée, chrysanthème,
bambou) apparaissent comme des thèmes
privilégiés évoquant
le rythme des saisons et le temps qui passe.
Ce genre permet d’ailleurs au peintre
de montrer sa virtuosité technique
en mettant l’accent sur les jeux de
pinceau et des dégradés. La
peinture de paysage dans lequel viennent
se fondre les personnages du pêcheur
ou du lettré évoque un peuple
en harmonie avec une nature calme, paisible
et ordonnée. Outre le papier, le
lin ou la soie, les supports de la peinture
coréenne sont aussi variés
que des vases, des bouteilles, des éventails
ou des paravents.
La scénographie jouant sur les dimensions
coréennes et les matériaux
tels que le bois et le papier, ainsi que
les extraits littéraires qui ponctuent
le parcours, sont autant de moyens de découvrir
à la lumière de son art pictural
l’esprit de la Corée.
A lire : Dangun
ou la fondation de la Corée
Audrey Deplatière
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