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C’est une plongée dans
l’histoire de la calligraphie latine
que nous propose le Musée des lettres
et des manuscrits. Hérité
de l’alphabet phénicien, l’alphabet
latin est la base de notre écriture
occidentale. Pendant plus de 2500 ans, celle-ci
a évolué au gré des
politiques culturelles et artistiques qui
se sont succédées. Différentes
graphies se déploient sous l’action
conjuguée des influences locales
et du temps. Les écritures s’entremêlent,
engendrant des formes hybrides.
L’exposition s’articule autour
des dix principales familles d’écritures
: capitale romaine, cursive romaine, rustica,
quadrata, onciale, caroline, gothique, antiqua,
chancelière et anglaise. Comment
est-on passé d’un alphabet
de forme capitale à l’écriture
anglaise ? On apprend que les changements
d’outil et de support sont souvent
liés à ces évolutions.
Les tablettes d’écriture cunéiforme,
les feuilles de papyrus, les tablettes de
cire et d’argile, les parchemins,
les plumes d’oiseaux, les différents
pigments pour l’encre sont autant
de facteurs qui expliquent la genèse
et la formation de ces nouvelles écritures.
Des originaux viennent illustrer les théories
et nous plongent dans l’histoire de
l’Europe : on peut y admirer une charte
impériale datant de 825, des lettres
de Charles le Téméraire ou
de Louis XIII, une bulle papale de Clément
VIII…
L’exposition permanente complète
le plaisir de la visite. On y trouve des
lettres d’écrivains, d’hommes
politiques, de scientifiques, de compositeurs,
des missives de la guerre de Cent ans à
nos jours… Autant d’exemples
de la variété et de l’évolution
de l’écriture latine qui s’érige
parfois en véritable œuvre d’art.
A lire : L'abbaye
de Corbie invente la caroline
Audrey Deplatière
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