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L’espace EDF Electra présente
une quarantaine de créations du peintre
et sculpteur Nicolas Schöffer (1912-1992),
pionnier de l’art cybernétique
qui établit un dialogue entre l’œuvre
et le public. Les trois matériaux
de l’artiste sont l’espace,
la lumière et le temps. Jouant constamment
sur ses trois éléments, Schöffer
invente des sculptures (les séries
des Spatiodynamiques, des Lux
et des Chronos) qui sont une suite
d’éclairages, de mouvements,
de couleurs, de formes et de rythmes. Le
parcours, sur fond sonore, ponctué
d’articles de presse et d’interviews
de Schöffer, sollicite en permanence
les sens du visiteur, perpétuant
ainsi la pensée de l’artiste.
Car pour lui, le spectateur doit devenir
acteur de la création : «L’artiste
doit cesser de pratiquer un art de l’image
pour créer un art du conditionnement.
Il ne suffit plus de donner des impressions
au public, il faut l’impressionner
durablement».
Par le biais de ces œuvres, Schöffer
va à l’encontre des idées
traditionnelles sur la notion d’œuvre
et le rôle de l’art, de l’artiste
dans la société et la cité.
Il n’hésite pas à créer
des œuvres de taille réduite
et à les faire reproduire en série
(le Lumino) afin qu’elles
soient accessibles au plus grand nombre.
Et avec son Prisme, l’objet
d’art devient un moyen d’offrir
au spectateur l’expérience
de l’infini et de la virtualité.
Une plongée dans un univers futuriste
et féerique (qui donne parfois le
vertige) où l’art et la technologie
se rencontrent pour remettre en question
(ou faire évoluer...) bon nombre
de théories artistiques.
A lire : La
Tour de Nicolas Schöffer
Audrey Deplatière
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