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Au carrefour des traditions amérindienne,
noire et européenne, la musique brésilienne
est à la fois un moyen d’expression
artistique, de résistance pour les
peuples indigènes et de prise de
parole en faveur de la démocratie.
Après la censure (des élites
blanches contre la samba jugée subversive
ou, plus tard, de la dictature militaire),
les différents styles musicaux ont
finalement toujours réussi à
s’imposer, reflets d’une société
métissée, exubérante,
parfois intimiste. Aujourd’hui encore,
ces musiques populaires sont fortement présentes
et se mêlent habilement au rock ou
au rap…
La cité de la musique s’est
donc penchée, à l’occasion
de l’année du Brésil
en France, sur l’évolution
de la musique populaire brésilienne,
plongée inédite dans une grande
partie de l’histoire du pays.
Le parcours s’articule autour de cinq
thématiques : les origines de la
musique populaire, les trois courants musicaux
les plus marquants (le choro, la samba,
le baião), leur essor grâce
aux nouveaux moyens de diffusion (radio,
cinéma, télévision,
carnaval, fêtes musicales), leur découverte
par les autres pays du monde (notamment
la bossa nova). Les dernières
salles, quant à elles, évoquent
la musique contemporaine : comment elle
s’est manifestée sous la dictature
(en particulier par le biais du tropicalisme)
et comment les artistes d’aujourd’hui
réussissent à allier tradition
et modernité.
A travers des supports visuels et sonores,
cette exposition constitue une excellente
introduction à la découverte
du Brésil.
Audrey Deplatière
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