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Le musée de la Mode et du
Textile rend hommage au créateur
japonais Yohji Yamamoto, ce créateur
japonais qui rêvait de changer le
monde, en changeant les vêtements...
En 1981, le monde calfeutré de la
mode est ébranlé par l'arrivée
de créateurs venus de l'autre côté
de la planète, de ce Japon qui semble
alors si lointain... Des silhouettes sombres,
drapées d'étoffes noires,
roulées, plissées, voire même
froissées. Des étoffes surdimensionnées,
et étrangement structurées...
Loin des couturiers stars du moment, comme
Yves Saint Laurent ou Azzedine Alaiä
qui vouent leur talent à la célébration
du corps de la femme, Yohji Yamamoto est
celui qui osa affirmer: "Pour moi le
corps n'est rien. Je ne crois pas au corps
humain, je ne le trouve pas beau".
Autant dire que le créateur japonais
en a offusqué plus d'un !
Mais 2005 a sonné, le Japon nous
est maintenant plus familier, et le génie
de Yamamoto n'est plus à prouver...
Il n'a certes pas changé le monde,
mais il a néanmoins changé
la mode... En ne s'intéressant pas
à la mode, mais au vêtement
et en s'inspirant des codes vestimentaires
des paysans et pêcheurs nippons...
Le réalisateur Wim Wenders lui avait
consacré un documentaire, en 1989,
Carnet de notes sur vêtements
et villes, c'est maintenant le musée
de la mode et du textile qui lui rend hommage.
Deux étages lui sont consacrés,
et le créateur en est lui-même
le scénographe: Une sélection
de modèles emblématiques,
beaucoup de photographies et quelques images
vidéo... Une exposition qui se veut
intemporelle, comme son créateur,
qui trouve son inspiration dans la campagne
japonaise, là où il n'est
pas question de mode, mais juste de vêtements...
Julie Chamard
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