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D. DAY, le design d’aujourd’hui
se pose des questions...
L’art s’est souvent vu reprocher
son aspect élitiste, telle une tour
d’ivoire inaccessible et sourde aux
préoccupations de ses contemporains.
A travers l’exposition D DAY, le Centre
Pompidou prouve le contraire et souligne
la vitalité du design d’aujourd’hui,
qui a investi de vastes champs d’application.
Sensibles aux problèmes liés
à l’environnement et aux inégalités
économiques, les artistes abordent
différents sujets tels que l’action
humanitaire, le développement durable,
la biotechnologie ainsi que l’éco-conception.
Les thèmes choisis correspondent
aux étapes du parcours du visiteur
: les designers investissent le champ politique
et social en inventant de nouveaux modèles
d’engagement. Ainsi Gaston Tolila
et Nicholas Gilliland présentent
leur structure de soins médicaux,
l’association Design for Democracy
tente de simplifier l’accès
au vote avec une création originale.
L’exposition ne laisse rien de côté
puisque le visiteur peut également
expérimenter un logement social «
Kits of Parts » conçut par
LifeForm. Des choses plus banales mais néanmoins
indispensables sont présentes, à
l’instar des ustensiles quotidiens
utilisables par tous.
Les designers ne se limitent pas aux problèmes
actuels et jouent de scénarios hypothétiques
et critiques comme la plate-forme de survie
Ground 01 d’Olivier Peyricot. D’une
manière plus ludique, l’étape
des sens et des saveurs offre au visiteur
une nouvelle approche de l’alimentation.
Ferran Adria et Luki Huber s’intéressent
aux mutations alimentaires en inventant
de nouvelles textures et sensations gustatives.
Le seul problème c’est qu’il
est interdit de toucher ces produits…D’autres
créations relèvent plus de
la société de consommation
que de l’humanitaire comme ces téléphones
portables constitués de flacons de
parfums, qui génèrent des
impressions olfactives.
Le téléphone portable au
cœur des préoccupations des
designers puisque l’anthropologue
Franco la Cecla démontre que ce moyen
de communication a profondément changer
notre perception du monde. Deux films tournés
en Inde et au Sénégal soulignent
que personne, dans le monde, n’a pu
échapper à ce phénomène.
Il s’agit donc d’une exposition
enrichissante qui réconciliera le
grand public et le design contemporain…
David Xoual
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