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La Sécession Viennoise
naît en 1897 en Autriche-Hongrie dans
un climat de ferveur culturelle digne de
Paris au même moment. Souhaitant s’éloigner
d’un art académique et prôner
des formes plus libres, le groupe a avant
tout vocation à organiser un grand
nombre d’expositions consacrées
à l’art moderne européen.
Les Galeries nationales du Grand Palais
regroupent les œuvres de quatre artistes
majeurs de ce mouvement : Klimt, Kokoschka,
Schiele et Moser. Si les trois premiers
sont célèbres, le quatrième,
en revanche, est assez méconnu chez
nous. Aucune de ses œuvres, d'ailleurs,
n'est conservée dans les collections
publiques.
Les 91 tableaux et 55 dessins présentés
sont réunis sous trois genres (Histoire,
Paysages, Figures) qui possèdent
chacun des codifications bien particulières
dont les Sécessionnistes ont su s’affranchir
pour devenir les pionniers d’un art
s’acheminant vers l’expressionnisme
et l’abstraction.
Ces œuvres, radicalement différentes,
illustrent chacune à leur manière
une peinture provocatrice et scabreuse.
Les toiles de Klimt aux motifs floraux et
dorés, lumineuses, s’opposent
à celles de Schiele, sombres et morbides,
qui mettent en scène des corps décharnés
et anguleux. Kokoschka, lui, privilégie
les couleurs vives, violentes et crues quand
Moser se rapproche davantage de Klimt avec
des tableaux d’inspiration géométrique.
L’exposition met l’accent sur
la réflexion intellectuelle de ces
peintres, à l’origine d’une
véritable révolution dans
l’art pictural.
Audrey Deplatière
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