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ZeStory- Vous êtes peu
connu du grand public, pouvez-vous vous
présenter et nous parler de votre
parcours.
Jean-Paul
Dumontier- J’ai
intégré l’école
Penninghen et j’y suis resté
pendant un an. J’ai ensuite passé
les concours des métiers d’art
et je suis devenu prof. Pendant quinze ans,
j’ai continué à faire
des croquis, des dessins, de la peinture
dans la rue. J’ai commencé
à faire de la photo par hasard, beaucoup
plus tard, vers trente ans. En hiver, il
faisait trop froid pour peindre dehors.
J’ai donc tenté de prendre
en photo les paysages qui me plaisaient
pour les reproduire ensuite en peinture.
Un copain a voulu voir mes clichés
et les a trouvés bien composés.
Il m’a conseillé d’aller
présenter mon travail à des
agences. Au début, ça ne m’intéressait
pas mais comme il insistait, j’ai
finalement poussé la porte d’une
agence au bout d’un an. Et c’est
comme ça que je suis devenu photographe
professionnel !
ZeStory- Comment est née
cette exposition ?
J-P D- Il y a vingt ans, je faisais
beaucoup d’expos en France, à
Paris notamment, mais aussi en Allemagne,
en Espagne, en Belgique. J’ai arrêté
en 1982. Pour l’expo de cette année,
c’est un ami qui en est à l’origine
! Il m’a appelé un soir en
me disant d’aller consulter la boîte
mail de mon fils et de lui dire ce que je
pensais du message. Il m’avait envoyé
l’affiche de l’exposition avec
les dates prévues et le jour du vernissage…
Il avait tout prévu et organisé
en douce ! Je ne pouvais plus reculer…
ZeStory- Comment travaillez-vous
?
J-P D- Tout m’intéresse.
Je trouve mes sujets en me promenant, en
flânant. J’attends qu’il
se passe quelque chose. Lorsqu’un
sujet semble intéressant, j’appuie
sur le déclencheur. L’émotion
dure quelques secondes. La photo doit être
prise très rapidement. La composition
doit être parfaite à la prise
de vue. Rien ne doit être en trop.
Et si on doit couper une tête pour
donner de la force à l’image,
alors il ne faut pas hésiter !
ZeStory- Comment abordez-vous les
gens ?
J-P D- Tout d’abord,
l’appareil photo doit toujours être
mis en évidence ! Il ne faut jamais
essayer de le cacher. Ensuite, inutile de
parler, le regard suffit. Et puis, plus
on est proche du sujet (à moins de
deux mètres), plus il est facile
de le prendre !
Propos recueillis par
Audrey Deplatière
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