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En 2003 et 2004, la Cité
de la Musique avait consacré deux
expositions à Jimi Hendrix et Pink
Floyd. Cette année le musée
présente une troisième figure
centrale de la culture rock, John Lennon,
à l’occasion du vingt-cinquième
anniversaire de sa mort (le 8 décembre
1980) mais aussi du soixante-cinquième
anniversaire de sa naissance (le 9 octobre
1940).
Le parcours replace la vie de Lennon dans
l’histoire et la culture de l’après
guerre pour mieux appréhender l’influence
musicale et les engagements du chanteur.
Effets personnels, extrait de naissance,
bulletins scolaires, dessins et autres objets
des années 60 raviront les plus fétichistes
des visiteurs. Les bornes d’écoute
permettent de goûter aux différents
styles auxquels s’est adonné
Lennon, entre pop, psychédélisme
et complaisances arty. C’est
l’époque des Beatles, phénomène
local, national puis international. Le groupe
se trouve un style, se déchaîne,
multiplie les tournées avant d’abandonner
la scène pour les studios et évoluer
vers une musique de plus en plus complexe.
Le point de rupture de l’exposition
se traduit métaphoriquement par la
représentation d’une œuvre
de Yoko Ono, Ceiling Painting.
Dans les années 70, les idées
de Lennon sont marquées par sa rencontre
avec l’artiste japonaise qui l’initie
à la contre-culture américaine,
au cinéma de Jonas Mekas et de Andy
Warhol, au free jazz et à la musique
expérimentale de John Cage. John
et Yoko conjuguent leur talent pour créer
des albums expérimentaux dont Unfinished
Music. A la même époque,
Lennon poursuit une carrière cinématographique,
commencée avec les Beatles, et parodie
l’héroïsme des films de
guerre dans How I won The War (Comment
j’ai gagné la guerre).
Son engagement politique aboutit à
son superbe album Imagine, un classique
de sa carrière solo.
L'exposition se termine sur la projection
du court-métrage de Raymond Depardon
"Dix minutes de silence pour John Lennon",
vibrant hommage au chanteur décédé,
idole de toute une génération...
Audrey Deplatière
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