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La mélancolie, voici le nouveau
thème de l’exposition qui se
tient actuellement au Grand Palais. Les
250 œuvres présentées
se veulent une illustration des variations
et des permanences du sujet, source inépuisable
d’inspiration, de l’Antiquité
à nos jours.
Au fil des siècles, le sens de la
mélancolie évolue, ses dénominations
aussi, de la bile noire au Spleen
en passant par l’acedia ou
le mal du siècle. Elle prend des
colorations plus ou moins négatives
selon les époques et les contextes.
Objet de toutes les préoccupations
médicales, l’état mélancolique
devient à la Renaissance objet artistique.
C’est à cette époque
que se forge l’image du mélancolique,
sa posture typique, « … le coude
au genou, le menton sous la main »
(Théophile Gautier), entre méditation
et désespoir, son association à
la planète Saturne, astre froid et
terne, mais aussi protecteur des écrivains
et de l’inspiration. Car souvent un
tempérament mélancolique dénote
un certain sens artistique, comme si vague
à l’âme et génie
allaient de pair...
Les œuvres exposées balaient
tous les siècles, des stèles
attiques à Dürer, en passant
par Goya, Delacroix, Géricault, Van
Gogh, De Chirico, Picasso… Une façon
de mettre en évidence le rôle
primordial de la mélancolie dans
les différentes formes d’art
en Europe.
Audrey Deplatière
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