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Peintre majeur de l’Ecole
de Paris, Jean Bazaine (1904-2001) oriente
d’abord ses recherches vers les natures
mortes, la figure humaine, les paysages
et les arbres avant de s’intéresser
aux quatre éléments (l’eau,
la terre, le feu, l’air) qui sont
à l’origine du monde.
L’exposition présentée
aux Sables-d’Olonne s’attache
à montrer la représentation
de l’eau dans l’œuvre de
l’artiste, nourri qu’il était
des réflexions de Bachelard et Merleau-Ponty.
De 1936 jusqu’à sa mort, il
n’a de cesse de vouloir capter les
mouvements, le rythme, la lumière,
la profondeur d’un élément
qui le fascine à travers des tableaux
aussi variés que Le Bain
(1939), Les Plongeurs (1946), Zeeland
(1957) ou Saint Guénolé
(1960). Métaphore du temps qui s’écoule
mais aussi du temps qui s’inscrit
dans la durée, immuable, l’eau
permet au peintre de jouer avec les sensations
(fureur, joie), les matières et les
techniques (l’huile, l’aquarelle,
le crayon, la plume, le collage). Dans ses
peintures, Bazaine met avant tout l’accent
sur la couleur et l’épure pour
faire surgir spiritualité et poésie.
Mais pour l'artiste, finalement, peu importe
le thème, la peinture doit avant
tout témoigner d’une présence
car «le destin du monde ne se joue
pas entre le «figuratif» et
le «non-figuratif» mais entre
l’incarné et le non-incarné,
ce qui est bien différent».
Audrey Deplatière
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