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Le 16 octobre 1998, au soir, les
policiers anglais de Scotland Yard arrêtent
le général Pinochet dans la
chambre de l'hôpital londonien où
il séjourne depuis quelques jours.
Ils agissent à la demande du juge
espagnol Garzon. Pour tous les Chiliens,
la nouvelle résonne comme un coup
de tonnerre. Pas un, à l'image du
romancier Luis Sepùlveda, qui ne
se rappelle les circonstances lors desquelles
il l'a apprise.
Huit après le retrait négocié
du pouvoir de Pinochet, vingt-cinq ans après
le coup d'Etat militaire du 11 septembre
1973 qui a renversé le gouvernement
démocratiquement élu du président
Salvador Allende, la perspective d'un procès
du dictateur et des crimes commis sous son
autorité semble enfin s'ouvrir. S'engage
alors pendant plusieurs années une
bataille juridique sans précédent.
Victime lui-même du régime
Pinochet et exilé en Espagne depuis
le milieu des années soixante-dix,
Luis Sepùlveda en suit la chronique
avec la même indignation que celle
de sa jeunesse. Le recueil de ses articles
paraît aujourd'hui à l'occasion
du trentième anniversaire du coup
d'Etat. L'autre 11 septembre
Fabien Spillmann
A signaler parmi les très
nombreux ouvrages publiés à
l'occasion du trentième anniversaire
du coup d'Etat du général
Pinochet la parution de ceux de Ariel Dorfman,
Exorciser la terreur et de Isabel
Allende, Mon pays réinventé
chez Grasset
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