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Depuis l'âge de vingt ans,
Bruno Barbey parcourt les cinq continents
son appareil à la main. En tant que
photographe pour l'agence Magnum où
il est entré, à vingt-cinq
ans, en 1966, il a saisi certains des évènements
les plus marquants de ces quarante dernières
années. Présent sur tous les
fronts, il a néanmoins réussi
à s'intéresser en profondeur
à quelques régions de la planète.
C'est notamment le cas de l'Italie, qu'il
sillonne à vingt ans pour en dresser
le portrait, de la Pologne où il
se rend au moment où le régime
communiste vacille, ou encore du Maroc,
son pays natal. De ces différents
voyages, il a ramené des témoignages
photo-graphiques uniques qui ont fait l'objet
de nombreuses publications sous forme soit
de reportages dans les plus grands magazines,
soit d'ouvrages. Toujours avec une seule
obsession : figer ce qui est en passe de
disparaître.
Parmi toutes ces destinations, le Maroc
tient pour le photographe une place toute
particulière. Bruno Barbey y est
né et y a vécu jusqu'à
l'âge de douze ans. Il y est retourné
pour un reportage au début des années
soixante-dix. Et depuis cette date, il n'a
cessé d'y revenir. Maroc couronne
le travail qu'il y a effectué durant
les trente dernières années.
Emmanuelle Andreani et Fabien Spillmann
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Lire notre entretien avec Bruno Barbey
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