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Olivier
Frébourg, la mer pour horizon |
| C'est
à double titre que nous avons rencontré
Olivier Frébourg. D'abord en qualité
d'éditeur. Après avoir été,
pendant douze ans, directeur littéraire
à La Table ronde, il vient de se mettre
à son propre compte en créant
les Editions des Equateurs qui sont résolument
tournées vers le voyage. Une orientation
qui n'a rien d'étonnant de sa part
car, comme écrivain cette fois, il
s'est montré toujours curieux de découvrir
d'autres mondes... où la dimension
maritime n'est jamais vraiment absente. Une
expérience - qui est parfois aussi
une aventure - sur laquelle il revient dans
son essai autobiographique, Un homme à
la mer... |
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ZeStory - Vous venez de créer,
il y a quelques mois à peine, votre
maison d’édition : les Editions
des Equateurs. Pourquoi en avoir éprouvé
le besoin dans un paysage éditorial
déjà bien fourni et en pleine
mutation ?
Olivier Frébourg - Avec les Equateurs,
je souhaite créer une maison d’édition
de littérature générale.
Les ouvrages publiés auront pour
point commun le voyage - ce qui veut tout
dire et ne rien dire. J’entends par-là
avant tout une ouverture sur le monde contemporain.
Contrairement à une idée souvent
répandue, je crois que les romans
français peuvent aujourd’hui
s’intéresser et s’adresser
au monde. Je veux accueillir cette génération
de jeunes auteurs curieux du monde dans
lequel ils vivent et qui l’évoquent
sous diverses formes. Un récit de
voyage ou un « polar » ont leur
place aux Equateurs.
Raconter le monde
Travaillant dans la presse écrite
comme journaliste de voyage, je me rends
compte que celle-ci n’a plus les moyens
de produire des récits littéraires
comme c’était le cas autrefois
avec un Cendrars, un Kessel… La presse
ne recherche plus la signature de grandes
plumes pour nous raconter le monde contemporain.
Ma volonté est donc de réconcilier
ces deux dimensions : le journalisme et
la littérature.
Pour cela, vous êtes obligé
de passer par la création de votre
propre maison d’édition ?
Non. Sa création s’est faite
de manière fortuite. J’ai travaillé
douze ans à La Table ronde comme
directeur littéraire. J’ai
quitté ce poste récemment
parce que, au bout de toutes ces années,
j’avais envie de changer de vie. J’avais
quitté Paris, deux ou trois ans plus
tôt, pour m’installer au bord
de la mer, en Normandie. Quand j’ai
pris cette décision, j’avais
l’ambition de me consacrer essentiellement
au voyage. Je suis d’ailleurs allé
en Asie et en Afrique. Et puis je me suis
lancé dans l’écriture
d’Un homme à la mer.
Dans ce récit plutôt autobiographique,
je reviens sur ma mémoire maritime.
C’est à la fois un essai sur
mon obsession presque maladive et névrotique
pour les ports, un récit de voyage
sur les pays que j’ai découverts
sur le plan maritime, et, enfin, plus modestement,
une réflexion sur l’échec
et le naufrage.
Virus de l'édition
Mais tout en entreprenant cette réflexion
personnelle, sans doute liée à
mon retour sur les lieux de mon enfance,
je me suis très vite aperçu
que je n’arrivais pas à couper
le cordon avec les auteurs. Au départ,
je pensais que j’arriverais à
tourner la page plus facilement. Mais ce
n’était pas le cas : j’avais
le virus de l’édition. Pour
autant, je ne voulais pas replonger dans
une grande structure. En créant Les
Equateurs, j’aspire à concilier
à la fois mes envies de voyage et
ma passion pour la littérature.
Quelle place souhaitez-vous réserver
au voyage dans votre programme de publications
?
Le voyage est au cœur de ma démarche
éditoriale comme en témoignent
les premières parutions aux Equateurs.
Après La femme havane, un
premier roman de Jean-Yves Martinez qui
se passe à Cuba, je viens de publier
La nuit des terre-neuvas de Franck
Boitelle, un autre roman, et Travellers
d’Alexandre Kauffmann. Il s’agit,
pour ce dernier livre, d’un récit
sur les nouveaux routards, les backpackers,
qui veulent voyager contre la mondialisation
mais sont, en fait, en plein dedans. L’enquête
d’Alexandre Kauffmann tient à
la fois du récit littéraire
et du récit de voyage lorsqu’il
se rend à Bangkok. Elle a aussi une
dimension sociologique…
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A
lire sur ZeStory |
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Cinq
dates |
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1965 :
Naissance à Dieppe |
| • |
1986 :
Publication de son premier reportage
dans Libération |
| • |
1989 :
Parution de Roger Nimier. Trafiquant
d'insolence |
| • |
1991 :
Parution de son premier roman, Basse
saison |
| • |
2004 :
Création des Editions des Equateurs |
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Bibliographie |
| • |
Un homme
à la mer, Mercure de France,
2004 >>
Achetez ce livre |
| • |
Ports
mythiques, Le Chêne, 2002
>>
Achetez ce livre |
| • |
Esquisses
normandes, National Geographic, 2002
>>
Achetez ce livre |
| • |
Maupassant,
le clandestin, Gallimard, 2002
>>
Achetez ce livre |
| • |
Ces
étés-là, La Table
ronde, 2000 >>
Achetez ce livre |
| • |
Port
d'attache, Albin Michel, 1998
>>
Achetez ce livre |
| • |
Souviens-toi
de Lisbonne, La Table ronde, 1998
>>
Achetez ce livre |
| • |
La vie
sera plus belle, Albin Michel, 1994
>>
Achetez ce livre |
| • |
Basse
saison, Albin Michel, 1991
>>
Achetez ce livre |
| • |
Roger
Nimier. Trafiquant d'insolence, Le Rocher,
1989 >>
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 |
Et
aussi... |
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