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au long de sa courte existence (1908-1942),
Annemarie Schwarzenbach, écrivain,
journaliste, mais aussi archéologue
et photographe, n'a cessé de promener
" son beau visage d'ange inconsolable
", comme la décrivait Roger Martin
du Gard, aux quatre coins de la planète,
sans parvenir à vaincre son profond
mal-être. La Perse, les Etats-Unis,
l'Afghanistan, autant de fuites vers un hypothétique
havre de paix, qui se dérobe sans cesse
sous ses pieds.
On connaissait surtout Annemarie Schwarzenbach
à travers l'émouvant portrait
brossé par Ella Maillart dans son
récit de voyage, La Voie cruelle.
On découvre aujourd'hui un visage
plus complet de la Suissesse, grâce
à une biographie écrite par
sa traductrice, Dominique Laure Miermont,
qui tente de suivre la jeune femme dans
son errance sans fin. Schwarzenbach y apparaît
comme un symbole de la génération
perdue du début du XXe siècle,
atteinte de ce " mal d'Europe ",
et qui cherchait dans le voyage, la drogue,
la littérature, des échappatoires
à un monde devenu invivable.
Pierre Ducrozet
A noter également
les parutions suivantes :
- Le refuge des cimes, roman d'Annemarie
Schwarzenbach, chez Payot, en librairie
- Où est la terre des promesses
? Avec Ella Maillart en Afghanistan
(1939-1940), d'Annemarie Schwarzenbach,
Payot, en librairie
>>
Au sommaire de notre dossier " Les
écrivains voyageurs "
>> Lire notre entretien avec Gérard
Cogez
>> Lire notre entretien avec Jean-Luc
Coatalem
>>
Lire notre entretien avec Olivier Frébourg
>>
Lire notre entretien avec Jérôme
Michaud-Larivière
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