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Comment évoquer
Antoine Blondin, l’auteur d’Un
singe en hiver disparu en 1991, sans
tomber dans l’anecdotique souvent
alcoolisé, lié à une
légende qu’il s’est lui-même
plu à entretenir ? C’est sans
doute le très grand mérite
d’Alain Cresciucci que de replacer
au cœur de sa biographie sur Blondin,
le romancier et le chroniqueur sportif –
le Tour de France ou les Jeux olympiques
n’avaient pas de secret pour lui.
Et de rappeler à ceux qui l’auraient
trop vite oublié quel écrivain
de talent il était…
Certes, son œuvre romanesque peut paraître
bien mince avec à peine cinq volumes,
de L’Europe buissonnière
en 1949 à Monsieur Jadis ou l’école
du soir en 1970. Elle n’en reste
pas moins l’une des plus attachantes
de la seconde moitié du XXe siècle.
Avec son humeur vagabonde et son culte de
l’amitié, Blondin occupe une
place à part dans la littérature
française.
Fabien Spillmann
A noter également
les parutions à La Table ronde de
:
- Premières et dernières
nouvelles, de Antoine Blondin
- Le flâneur de la rive gauche.
Entretiens, de Pierre Assouline et
Antoine Blondin
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