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Interrogé sur les
raisons qui l’ont amené à
limiter son propos dans L’usage
du monde à une partie seulement
de son voyage entre Genève et le
Japon, de 1953 à 1956, Nicolas Bouvier
aimait répondre qu’il n’avait
pas alors l’intention d’écrire
un nouveau « Livre des Merveilles
en deux mille pages ». En regroupant
les principaux écrits du voyageur
suisse en un volume de la collection Quarto
sobrement intitulé Œuvres,
les éditions Gallimard donnent à
son propos une réalité concrète
et offrent à Bouvier une onction
littéraire qu’il a longtemps
attendue.
Sur près de mille quatre cents pages,
sont ici réunis les différents
récits publiés par Bouvier
sur son voyage au long cours vers le Japon
: L’usage du monde pour l’étape
de Belgrade à l’Afghanistan,
Le poisson-scorpion pour le séjour
à Ceylan et Chronique japonaise
pour la destination finale de son périple.
S’y ajoute le maillon longtemps manquant
à propos de l’Inde avec la
retranscription des émissions que
Bouvier avait faites à la radio.
Mais son œuvre ne se borne pas à
cette seule géographie. Son regard
s’est posé sur bien d’autres
régions du monde comme en témoignent
les textes présents dans cette somme.
Fabien Spillmann
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Au sommaire de notre dossier " Les
écrivains voyageurs "
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