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Pour Ernest Hemingway,
Paris est une fête. Fort
de sa ressemblance physique réelle
ou supposée avec le romancier américain,
Enrique Vila-Matas a décidé
d’y voir de plus près en séjournant
sur les bords de la Seine au milieu des
années 70. Avec Paris ne finit
jamais, son nouveau livre, il revient
sur cette expérience. Pour l’évoquer,
il prend le prétexte d’une
conférence, une forme littéraire
à part entière chez l’auteur
du Mal de Montano.
Ce séjour parisien correspond à
un tournant pour lui. C’est à
ce moment-là que s’affirme
sa vocation d’écrivain. Sous
le regard complice et « supérieur
» de Marguerite Duras, sa logeuse,
il entreprend d’écrire ce qui
deviendra son premier roman : La lecture
assassine, traduit en français
seulement en 2003. Livre d’apprentissage,
Paris ne finit jamais est aussi
l’occasion pour Vila-Matas de revenir
sur les rencontres qu’il a faites
à cette époque. De son interpellation
en raison de sa troublante ressemblance
(encore !) avec un terroriste à sa
« noyade » dans l’océan
des yeux d’Isabelle Adjani…
Fabien Spillmann
>>
Lire notre entretien avec Vila-Matas à
l'occasion de la parution du Mal de
Montano
A noter également
qu'une rencontre avec Enrique Vila-Matas,
Fernando Carvallo et André Gabastou
autour de Paris ne finit jamais
est organisée à la Maison
de l'Amérique latine, 217, Boulevard
Saint-Germain 75007 Paris - Tél.:
01 49 54 75 00, le 22/09/04 à 19h
- entrée gratuite
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