|
En 2000, avec la parution
de leur essai Empire, Michael Hardt
et Antonio Negri proposaient l’une
des premières synthèses de
philosophie politique sur le monde post-soviétique.
Pour eux, la mondialisation se traduit par
un transfert de souveraineté des
Etats-nations vers une entité supérieure
qu’ils ont appelée «
Empire » sans que pour autant ce terme
ne désigne un pays en particulier
– les Etats-Unis pour ne pas le nommer.
Quatre ans plus tard, dans la continuité
de cette réflexion, les deux penseurs
analysent les conséquences de l’après
11-septembre. Tout en continuant à
croire en l’avènement d’une
démocratie à l’échelle
globale, désignée sous le
terme de « multitude »,
ils constatent que cette perspective se
heurte à l’heure actuelle à
un état de guerre permanent et généralisé.
Le philosophe italien, lui-même poursuivi
et emprisonné en son temps dans son
pays pour des actes terroristes qu’il
n’avait pas commis, met en garde contre
les dérives engendrées par
la « guerre contre le terrorisme ».
Fabien Spillmann
A noter également
:
- La sortie du documentaire Toni Negri.
Des années de plomb à " Empire
", film réalisé
par Pierre-André Boutang et Annie
Chevallay, Editions Montparnasse, en DVD
- le séminaire animé par Antonio
Negri, " Du moderne au postmoderne :
Pour une nouvelle grammaire du politique
", au Collége International
de Philosophie, Carré des Sciences,
Amphi Stourdzé, 1, rue Descartes
75005 Paris, les 11/10/04, 18/10/04, 22/11/04,
16/12/04 et 10/01/05, de 20h à 22h
|