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Principal artisan avec
Jean-Yves Tadié de cette édition
à la Pléiade des Ecrits
sur l’art de Malraux, Henri Godard
a souhaité prolonger ce travail par
une réflexion sur l’approche
des arts conçue par cet écrivain.
Cette réflexion est celle d’un
professeur de littérature française
et d’un amateur d’art, non celle
d’un historien de l’art. D’ailleurs,
Henri Godard ne cherche pas à établir
un dialogue avec les spécialistes
de la question pour répondre à
leurs griefs éventuels. En revanche,
il se tourne vers les travaux de l’anthropologue
Claude Lévi-Strauss, du sociologue
Pierre Bourdieu et de l’écrivain
Maurice Blanchot pour mieux caractériser
l’originalité et la puissance
de la vision des arts propre à Malraux
et faire entendre cette voix singulière
par-delà le silence où certains
ont trop longtemps cherché à
l’enfermer.
Expérience existentielle de l’art,
telle se présente l’approche
défendue par l’auteur de La
Métamorphose des dieux. Tout
au long de son essai, Henri Godard s’en
fait lui-même le cobaye. Il nous livre
ses propres réactions, à la
manière de Malraux, au contact direct
de telle ou telle œuvre : un masque
tsimshian au Louvre, des natures mortes
de Cézanne, Gauguin, Matisse et Bonnard,
La Vierge de Barcelone, L’Olympia
de Manet, La Maheçamurti
d’Elephanta. Il nous fait pénétrer
ainsi au cœur même de la démarche
de Malraux…
Fabien Spillmann
>>
Lire notre entretien avec Henri Godard
>> Lire notre entretien avec
Adrien Goetz
>>
Lire notre entretien avec Jean-Claude Perrier
>>
Au sommaire de notre dossier " Malraux
et l'art "
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