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Sursaut de la vie face
à l’épreuve de la maladie
et l’ombre de la mort, tel pourrait
se définir Lazare, récit
aux accents philosophiques d’un quotidien
aux prises avec le sens de l’existence.
Hospitalisé à la Salpêtrière
en 1972, André Malraux puise dans
l’affaiblissement qui s’est
emparé de lui pour écrire
un ultime texte venant clore le cycle du
Miroir des Limbes, dernier volet
de ses Antimémoires.
Et si Malraux interrompt pour un temps
sa rédaction, c’est pour consacrer
un essai, La Tête d’obsidienne,
à l’œuvre de Picasso que
le romancier a connu personnellement. Loin
de nuire à son entreprise initiale,
ce détour par la peinture semble
avoir donné un nouveau souffle à
son écriture. Ivre de mots et de
peinture, Malraux ressuscite avec Lazare.
Plus qu’un roman ou qu’un témoignage,
cette œuvre se dresse contre une forme
de vérité à jamais
figée par l’Histoire. Epreuve
de la mémoire, elle nous livre la
fulgurance esthétique de son mouvement
en indiquant un chemin vers soi-même,
qui s’accomplit dans l’invention
et la création d’un destin
unique.
Elodie Boublil
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Adrien Goetz
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Au sommaire de notre dossier " Malraux
et l'art "
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