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Le simple achat d’un
carnet bleu, certes fabriqué au Portugal,
peut-il bouleverser une vie ? Le romancier
américain Paul Auster n’est
pas loin de le croire. C’est en tout
cas le point de départ de son nouveau
roman, La Nuit de l’oracle,
dont le héros est précisément
un écrivain, Sidney Orr. Convalescent
après un long séjour à
l’hôpital, ce dernier retrouve
le goût d’écrire grâce
à ce fameux carnet aux pouvoirs magiques
voire maléfiques.
Sortilèges dont Paul Auster a d’ailleurs
peut-être été lui-même
la victime involontaire et consentante.
N’a-t-il pas confessé écrire
volontiers dans des carnets Clairefontaine
à petits carreaux ? Les carnets sont
en outre très présents dans
ses livres quand Auster ne leur donne pas
tout simplement pour titre : Gotham
Handbook ou Le carnet rouge.
Fabien Spillmann
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