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Auteur d’une demi-douzaine
de romans, Will Self s’est imposé
en une décennie comme l’un
des écrivains anglais les plus prometteurs
de sa génération. Avec Dorian.
Une imitation, il s’empare du
roman le plus célèbre d’Oscar
Wilde, Le Portrait de Dorian Gray,
pour en transposer l’histoire : celle
d’un homme obsédé par
sa propre image. Comme le titre de son nouveau
livre l’indique, Self le revendique
sans ambiguïté et sans complexe.
D’une fin de siècle à
l’autre, le romancier anglais livre
une vision sombre de ce que furent les années
80 et 90. Un cocktail détonnant de
sexe et de drogue sur fond d’installations
vidéo et d’épidémie
du sida. Rien de ce qui a pu marquer Londres
sous l’ère Thatcher n’échappe
à son regard.
Fabien Spillmann
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