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Dans un récit à
la première personne, l’écrivain
relate ses souvenirs d’enfance et
d’adolescence, jusqu’à
l’écriture de son premier roman.
Modiano n’avait pas envie de faire
son autobiographie, alors, il a adopté
le ton du constat. Une sorte d’interrogatoire
de soi-même par soi, où il
aurait laissé ses sentiments de côté.
Ce sont des noms de rue parisienne, de gens,
de lieux, qui donnent un peu de réalité
à ce récit que l’on
a parfois du mal à ancrer. Si le
ton très laconique du récit
peut paraître distant et froid, on
ne ressort pourtant pas tranquille et serein
de ce dur parcours. Modiano nous livre une
des clés de son œuvre, de sa
vie, et nous donne l’envie d’en
savoir encore plus, et de relire ses autres
romans.
« Je suis un chien qui fait semblant
d'avoir un pedigree » écrit
Modiano. Un chien perdu, sans véritables
maîtres que l’on aurait eu envie
d’adopter si on avait su, si on avait
pu…
Julie Chamard
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