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Le conte de fées continue
pour Syd Matters... Ce jeune chanteur français,
qui chante en anglais, qui a pris un nom
anglais (il s'appelle en réalité
Jonathan Morali), et qui fait tout, en quelque
sorte, pour cacher qu'il est français,
aurait pu en énerver plus d'un...
Après avoir gagné un concours
organisé par les Inrockuptibles en
2002, après le lancement de son album
A Whisper And A Sigh à l'été
2003 et surtout après le succès
remporté, il y avait de quoi prendre
la grosse tête et devenir un brin
prétentieux... Son deuxième
album était donc attendu au tournant.
Mais Someday we will foresee obstacles,
ne remporte encore que des louanges... Il
faut donc s'y résoudre: Syd Matters
n'a rien de prétentieux, Syd Matters
est talentueux, Syd Matters est un artiste...
Moins timide et convenu que pour son premier
album, Syd Matters, déverse à
nouveau des chansons mélancoliques
et douces, mais sans en rajouter, et surtout
avec une pudeur et une retenue qui lui évite
de tomber dans les "clichés"
du rock-folk auxquels on pourrait s'attendre...
Des mélodies désarmantes,
une voix plus forte qu'avant, des arrangements
grandioses mais qui vont à l'essentiel,
toujours empruntes d'une influence musicale
marquée (Radiohead, Nick Drake, Sigur
Ros...) qui n'en font pas moins un disque
très personnel, honnête et
inspiré... Et au-delà
de toutes ses influences avouées
ou inconscientes, Syd Matters reste un véritable
amateur, au sens premier du terme. Ce véritable
orfèvre joue simplement ce qu'il
aime tout en restant à l'image de
sa musique: discret et pourtant incontournable...
Julie Chamard
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