|
La belle canadienne Leslie Feist,
étant présente au festival
Rock en Seine, c'est l'occasion de (re)parler
de son premier album solo, Let it die
sorti cet été...
Après des débuts de chanteuse
punk rock et des déchaînements
intempestifs en tant que guitariste et batteuse
pour les "Peaches" ou "Gonzales",
Leslie Feist s'est "posée"
à Paris, pour côtoyer les chanteuses
Dani et Jane Birkin... Sur leurs bons conseils,
la chanteuse a également posé
sa voix ! Plus chaude et suave qu'auparavant,
Feist offre une production douce, intimiste,
fragile, avec des mélodies entre
folk, pop cristalline et parfois même
aux accents de jazz...
On la découvre chaleureuse et romantique,
un brin décalée... Entre Aimee
Mann et Shivaree... La chanson Gatekeeper
(on l'imagine très bien jouant
au coin du feu...) avec une unique guitare
sèche et ses quelques notes de xylophone,
est un slow lent, comme il ne s'en fait
plus... Les paroles sont pourtant amères,
légèrement déprimantes
pour les déprimés. Mais elle
enchaîne ensuite avec des rythmes
plus enjoués et feutrés :
One evening, ou Leisure suite,
pour lesquelles les trompettes en sourdine
...
Le seul reproche que l'on pourrait faire
à Feist, est d'avoir certainement
abusé un peu des reprises (5 titres
sur 13...) : When i was a young girl,
une chanson traditionnelle texane, laisse
un peu dubitatif... Quant à l'amour
ne dure pas toujours (Françoise
Hardy) et Tout doucement (rassurez-vous
la chanson de Blossom Dearie, bien sûr,
et non, celle de Bibi...) on peut apprécier
le charme du chant marqué par son
accent, canadien, en l'occurrence, mais
qui n'aide pas forcément à
la compréhension des paroles...
Cette petite déception n'entache
heureusement pas la qualité de
Let it die, et laisse présumer
d'un bel avenir pour la chanteuse...
Julie Chamard
|