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Le festival Chopin consacre sa vingt-deuxième
édition au genre pianistique de l’Etude,
morceau spécialement composé
pour étudier une difficulté
technique précise. Basée sur
la répétition d’une
figure difficile, l’Etude n’était
donc vouée qu’à la gloire
de l’exercice, à la virtuosité
des doigts… Mais, à peine âgé
de dix-huit ans, Chopin révolutionne
le genre en privilégiant l’émotion
à la didactique. Pièces de
jeunesse, ces Etudes sont pourtant des œuvres
maîtresses du répertoire chopinien
car elles contiennent déjà
en germe la musique future du jeune virtuose.
Grâce à Chopin, les compositeurs
se sont sentis libérés et
l’Etude est devenue le moyen d’associer
le cœur à la pure technique,
chaque artiste la marquant de son sceau.
Ce festival est donc l’occasion de
redécouvrir le genre interprété
par de grands noms, allant de Dominique
Merlet (5 juillet) à Abdel Rahman
El Bacha (7 juillet) en passant par Vardan
Mamikonian (10 juillet) qui jouera d’un
trait l’intégralité
des « 24 Etudes » de Chopin
! Quant à cette semaine, Philippe
Bianconi (28 juin), Mikhaïl Rudy (30
juin), Mika Akiyama (2 juillet) et Antonio
Pompa-Baldi (3 juillet) revisiteront l’essentiel
du compositeur polonais mais aussi une partie
du répertoire de Faure, Ravel, Beethoven,
Prokofiev et Mozart.
Audrey Deplatière
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