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Avec Petit Eyolf, le dramaturge
norvégien Henrik Ibsen signe, en
1894, l'une de ses dernières pièces,
la deuxième depuis son retour dans
son pays natal. Pendant près de trente
ans, il a sillonné l'Europe où
ses oeuvres ont été jouées
sur les plus grandes scènes. Auréolé
de cette gloire et âgé de plus
de soixante ans, il n'en finit pas d'explorer
les profondeurs de l'âme humaine.
Il s'intéresse ici au sentiment de
culpabilité chez l'homme autour du
drame auquel Alfred et Rita Allmers, respectivement
interprétés par Jacques Bonnaffé
et Dominique Valadié, vont être
confrontés.
Pour une quinzaine de représentations,
Alain Françon reprend le spectacle
créé avec succès la
saison dernière au Théâtre
de la Colline. Preuve s'il en est de l'attachement
du metteur en scène à l'uvre
d'Ibsen dont il a déjà monté
plusieurs pièces : Le Canard sauvage
et Hedda Gabler.
Fabien Spillmann
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