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chaque reprise d’Offenbach, le plus
Parisien des Allemands, la gaieté vient
nous enivrer de la même façon…
Et cette réadaptation brillante de
Jérôme Savary ne fait pas défaut.
La pièce, créée en 1866,
nous plonge dans le Paris de la fin du XIXème
siècle où se côtoient
à la fois le petit peuple populaire
et une classe privilégiée ne
vivant que pour le plaisir…
Dans le hall de la gare de l’Ouest,
Gardefeu et Bobinet attendent tous deux
Métella, leur ancienne maîtresse.
Descendant du train au bras d’un troisième
galant, celle-ci les ignore. Ils s’associent
donc pour de nouvelles conquêtes.
Du même train débarque un baron
suédois et son épouse, Gardefeu
les entraîne chez lui et leur promet
une soirée mondaine. Au cours de
cette soirée, l’ivresse est
à son comble : Gardefeu courtise
la baronne tandis que le baron a déjà
fait la connaissance de Métella…
Jérôme Savary a souhaité
présenter ici une Vie parisienne
musicalement plus conforme à la tradition
: un orchestre d’une vingtaine de
musiciens - comme au temps d’Offenbach
- des chanteurs lyriques mais aussi des
comédiens, de vraies cancaneuses
aux splendides costumes chamarrés,
un chœur jeune et endiablé.
Si le fantôme de Jacques Offenbach
rôde encore sous les combles de la
salle Favard, celui-ci rira très
probablement de bonheur en entendant les
fracas joyeux de la troupe : lui qui eut
tant de mal à se faire admettre dans
cet Opéra-Comique où il ne
put même pas assister à la
première de ses Contes d’Hoffmann
!
Amélie Taillandier
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