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Candide, jeune homme innocent et
élève du philosophe Pangloss
pour qui tout est au mieux dans le meilleur
des mondes possibles, se fait chasser du
château de Thunder-ten-tronckh pour
avoir voulu goûter à la saveur
de Mademoiselle Cunégonde, fille
de baron et la plus belle d’entre
les femmes. Cette infortune va permettre
à Candide de parcourir la Bulgarie,
le Portugal, l’Amérique du
Sud, la Hollande entre autres, et de renouveler
son jugement sur le monde. Lui qui va connaître
la guerre, les catastrophes naturelles,
la cupidité, la bassesse et la méchanceté
des hommes, autant d’exemples révélateurs
de l’absurdité de la philosophie
de Pangloss, ira de désillusions
en désillusions, jusqu’au moment
où il lui faudra prendre une décision...
Dans cette nouvelle adaptation du célèbre
conte, le metteur en scène, René
Loyon, nous en présente les extraits
les plus connus, ceux qui contredisent la
philosophie de Leibniz (la sauvagerie bulgare,
le nègre de Surinam, l’attaque
des Oreillons, la visite au derviche…),
en occultant certains passages importants
(Candide à Eldorado ou les extraits
faisant référence à
la philosophie pessimiste de Martin, tout
aussi absurde que celle de Pangloss). C’est
dommage… Mais l’idée
d’adapter Candide à
la scène en ne faisant intervenir
que deux acteurs (Nicolas Dufour et Virgil
Mergnat), à la fois narrateurs et
interprètes de l’action, nous
fait oublier ces lacunes. Restant dans le
ton humoristique et ironique de Voltaire,
ils font de chaque extrait un tableau vivant,
détournant les objets (une table
et des tabourets) à leur gré
pour nous donner l’image d’un
monde varié. Une performance.
A lire : Voltaire
change de cap ; Voltaire
à bâtons rompus
Audrey Deplatière
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