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Combattre le mal par le
mal…Lutter contre la luxure à
coup d’étalage de stupre. Difficile
de résister à la tentation,
surtout quand on est un jeune séminariste
aux allures de vierge effarouchée.
Deux ecclésiastes se mettent en tête
d’initier cette brebis en soutane
qui ne manque pas de s’égarer
en touchant le péché du doigt.
Le cardinal et le chanoine veulent mettre
au point un traité pour les confesseurs
en mal d’arguments pour remettre leurs
ouailles dans le droit chemin de l’Eglise.
Ils désirent associer le séminariste
à leur quête, sans prendre
de gants à sa formation express sur
la luxure qui règne en ce bas monde.
Aucun détail n’est épargné
pour le novice qui tombe dans un bain de
vices et qui a bien du mal à ne pas
se noyer…
Le texte est tissé d’écrits
ecclésiastiques authentiques qui
tentaient de mettre en forme un code de
déontologie à destination
des prêtres. Les comédiens
se délectent avec le public des métaphores
croustillantes, des enrobages sans additif
et des contradictions délicieuses
d’une Eglise en mal de moral. Franck
de La Personne plante un cardinal rabelaisien
qui sort le grand jeu de la loufoquerie.
Les trois compères s’amusent
sur scène pour le plus grand plaisir
des spectateurs qui oublient grâce
à leurs pitreries une pièce
un peu confuse.
Ange Lise (rédactrice pour
le site Quiproquo)
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