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Thérapie théâtrale
sans effet secondaire… Moins chère
qu’une consultation chez le psy mais
plus enrichissante, la dernière pièce
de Laurent Baffie s’attaque au TOC
avec des répliques qui fusent du
tac au tac…
Salle d’attente du docteur Stern,
éminent spécialiste dans le
traitement des TOC, troubles obsessionnels
compulsifs. Six fauteuils pour six patients
atteints de TOC. Chacun a sa pathologie.
TOC de vérification, de nettoyage,
arithmomanie, palilalie… Et plus ils
essaient de le cacher comme un mal honteux,
plus les symptômes reviennent à
la charge. Mais le psy tarde à faire
son apparition et les langues se dénouent
pour faire connaissance. Et quand un «
toqué » rencontre cinq autres
« toqués »… Ils
se racontent des histoires de « toqués
». Et comme le retard du professeur
s’allonge, les patients, qui ont brisé
la glace, décident de faire leur
autoconsultation et de prendre le mal à
la racine. Une thérapie de groupe
comme tactique contre les TOC.
Le sujet est une mine d’or pour les
ressorts comiques et le jeu des comédiens
qui s’en donnent à cœur
joie (mention spéciale pour Marilou
Berry qui doit répéter son
texte deux fois d’affilé ).
Daniel Russo mène la danse et chacun
apporte sa note à la partition. Une
alchimie réussie qui ne coupe pas
à quelques clichés de facilité
textuelle un peu toc mais qui passent sans
faire tiquer le public. La première
partie de la pièce met un peu de
temps à se mettre en place, notamment
à cause des quelques explications
didactiques données sur les différentes
formes de TOC. Mais la pièce atteint
vite son rythme de croisière et le
public se trouve en parfaite empathie avec
les personnages. Une thérapie par
le rire qui gagne le spectateur le plus
introverti…
Ange Lise (rédactrice pour le
site Quiproquo)
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