La Porte Guillaume, située sur la place
Darcy à la limite des quartiers modernes, est l’entrée
principale de la vieille-ville de Dijon.
Elle ouvre sur la rue de la Liberté, ainsi renommée à la Libération.
Car Dijon, grâce à des hommes tels que le chanoine Kir, son
maire pendant plus de vingt ans, a été durant la Seconde Guerre
mondiale un grand centre de la Résistance.
La rue de la Liberté traverse la vieille-ville de part en
part. Au début, un quartier du XIXe siècle cède bientôt le
pas à des demeures beaucoup plus anciennes. N’hésitez
pas à faire alors un petit détour vers la place Bossuet,
juste à côté de la cathédrale Saint-Bénigne. Vous entrez dans
la ville moyenâgeuse, réputée pour ses authentiques maisons
à colombages. L’une d’elles recèle d’ailleurs
l’insolite particularité de ne
pas avoir de toit... En revenant vers la rue de la Liberté,
vous arriverez sur la place Rude, du nom du célèbre sculpteur
né à Dijon, dite aussi place du « Bareuzai ». Elle doit ce
surnom à la statue qui la surplombe et qui représente un vigneron
bourguignon. Cette place est le véritable cœur de la
ville, comme en témoignent les nombreux
restaurants et les boutiques d’artisanat
traditionnel.
La rue de la Liberté se dirige ensuite vers le palais ducal.
Mais il est préférable de le contourner pour visiter l’église
Notre-Dame. Vous pourrez aisément la reconnaître grâce
à l’étrange
statue métallique située sur sa tourelle. Plus petite
que la cathédrale, Notre-Dame est cependant bien plus remarquable
en raison notamment des dizaines de statues et de gargouilles
qui se tiennent sur ses côtés. N’oubliez pas non plus
d’aller vous recueillir sur la célèbre chouette
de Dijon. Selon la rumeur, vous devez caresser la petite
statue de la main gauche en faisant un vœu, et celui-ci
s’exaucera…
La rue de la Liberté se termine sur la place de la Libération.
En face se dresse le grand palais ducal. De tous temps, ce
lieu fut le siège du pouvoir à Dijon et les
ducs de Bourgogne y accueillirent les plus grands seigneurs
européens. Au XVe siècle, cette cour, l’une des plus
puissantes d’Europe, était admirée en raison notamment
des somptueux
banquetsqui s’y tenaient. Le palais reste aujourd’hui
encore un centre de pouvoir important puisqu’il accueille
entre ses murs l’Hôtel de ville.
Adam Stambul
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